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LA CHONDROÏTINE SULFATE
Les protéoglycanes et les mucopolysaccharides sont des constituants importants du tissu conjonctif et des cartilages.
Les protéoglycanes se présentent sous forme de structure gélatineuse, appelée substance fondamentale ou ciment intercellulaire, qui emplit l'espace entre les cellules. Elles sont également présentes dans les cartilages, tendons, peau et dans le liquide synovial qui lubrifie les articulations. Ce sont de grosses molécules de protéines et de sucres fixées entre les fibres de collagène. Leur structure ressemble à un tronc d'arbre dont partent une centaine de chaînes de sucre appelées chaînes de chondroïtine ou mucosaccharides. Les protéoglycanes confèrent au cartilage sa résilience, c'est-à-dire sa capacité de s'étirer et de reprendre sa forme initiale à chaque mouvement.
Les mucosaccharides produisent des fluides lubrifiants et mucilagineux. Ils interviennent dans la formation des phanères, tendons, peau, ligaments. Ils se forment par la polymérisation de l'acide chondroïtine sulfurique et sont indispensables à la bonne santé du collagène car ils capturent et retiennent l'eau, favorisant la lubrification du cartilage.
Les chondrocytes sont des cellules spécifiques de forme arrondie, réparties dans toute la matrice du cartilage. Cellule-mère, le chondrocyte produit de nouvelles cellules de collagène et de protéoglycanes, garantissant en permanence le maintien en substances vitales. Les chondrocytes libèrent également des enzymes dont le rôle est de digérer les molécules plus anciennes.
La chondroïtine sulfate, constituée d'une chaîne de sucres, capture l'eau et la dirige vers les protéoglycanes dont elle est le principal constituant. Ce processus, appelé chondroformation et chondrorésorption, est en parfait équilibre dynamique.
Lors d'une lésion, ou lorsque les enzymes deviennent anarchiques, le réseau de collagène se relâche, perd sa forme initiale donc son élasticité, et s'étire : les protéoglycanes n'adhèrent plus et flottent librement dans l'espace cartilagineux. La réduction du taux de protéoglycanes provoque un manque de maintien des fibres de collagène, avec une diminution de la capacité du cartilage à absorber les chocs, avant de se craqueler et de se fissurer, pour entamer une usure douloureuse.
Contrairement à d'autres tissus conjonctifs, le cartilage articulaire a une capacité très limitée à se réparer : absence de vaisseaux sanguins, absence de cellules indifférenciées pouvant remplacer les chondrocytes, faible activité de multiplication et de migration du chondrocyte, capacité limitée à accroître son activité synthétique. De par son faible poids moléculaire, la chondroïtine est facilement assimilée par l'organisme et rapidement disponible dans les fluides autour de l'articulation.
LES PRINCIPALES FONCTIONS DE LA CHONDROÏTINE SULFATE
Le sulfate de chondroïtine est un mucopolysaccharide constitué d'un sucre aminé (la N-acétyl galactosamine) et d'un sucre comportant un groupement acide (l'acide glucuronique). À la différence de la glucosamine qui favorise la production des protéoglycanes, le sulfate de chondroïtine est constitué d'une chaîne de sucres (mucosaccharides) qui agit comme un aimant à eau. Il capture l'eau dans les molécules de protéoglycanes. Ce rôle est essentiel pour deux raisons :
Le cartilage articulaire n'est pas irrigué par le sang ; sa lubrification et sa nutrition sont réalisées grâce au liquide qui va et vient au fur et à mesure qu'une pression est appliquée ou relâchée.
Les petites branches des chaînes de chondroïtine ont une charge électrique négative : elles se repoussent et créent un espace qui constitue la matrice du cartilage dans laquelle les molécules d'eau peuvent s'engouffrer. Une seule molécule de protéoglycanes peut renfermer jusqu'à 10 000 de ces chaînes : ce sont des capteurs d'eau exceptionnels.
LES CARENCES EN CHONDROÏTINE SULFATE
Quatre études ont évalué, en double aveugle versus placebo, l'effet du sulfate de chondroïtine sur la symptomatologie de l'arthrose, à 800 à 1200 mg/jour sur 392 patients, sur une période de trois à douze mois. Elles ont montré une amélioration de la mobilité, une réduction du gonflement, une diminution de la douleur, une baisse de l'indice algofonctionnel et une moindre utilisation d'antalgiques. Le sulfate de chondroïtine a été jugé deux fois plus efficace que le placebo.
Trois études ont testé, en double aveugle contre placebo sur 269 patients à long terme (un à trois ans), le même dosage sur les lésions de l'arthrose visibles en radiologie. Les résultats sont spectaculaires tant sur la douleur articulaire que sur la mobilité et l'indice algofonctionnel. Le nombre de patients présentant une nouvelle érosion arthrosique a été réduit sensiblement. Plusieurs mois après le traitement, de nouvelles érosions pouvaient survenir chez 8,80 % des patients sous chondroïtine, contre 29,40 % d'aggravation sous placebo.
LA GLUCOSAMINE
La glucosamine est composée de glucose et d'un acide aminé appelé glutamine. Elle est essentielle à la fabrication des protéoglycanes, ces protéines qui fixent l'eau dans la matrice du cartilage.
Elle réagit selon l'appellation « dose dépendante » : plus l'organisme est enrichi en glucosamine, plus la synthèse des protéoglycanes par les chondrocytes augmente proportionnellement.
C'est un élément important des mucosaccharides, responsables de la structure des os, du cartilage, de la peau, des ongles et d'autres tissus du corps humain. Elle favorise également la fabrication de collagène par les chondrocytes, inhibe l'activité de la collagénase et normalise le métabolisme du cartilage, évitant sa dégénération.
En stimulant la production des éléments clés de la matrice de cartilage, elle peut réellement aider le corps à réparer le cartilage lésé ou érodé. Elle possède des effets anti-inflammatoires presque équivalents à l'acide acétylsalicylique (aspirine). Plusieurs études ont démontré qu'elle aide à limiter la douleur et à améliorer la fonction articulaire des patients arthrosiques. Elle est extraite de la carapace de crustacés.
LES PRINCIPALES FONCTIONS DE LA GLUCOSAMINE
L'efficacité de la glucosamine sur l'arthrose est étudiée depuis les années 60. En 1980, deux premières études ont évalué à court terme (30 jours) le sulfate de glucosamine à 1500 mg/jour sur 100 patients, en double aveugle contre placebo. La prise de glucosamine a permis de réduire les symptômes, la douleur articulaire, la sensibilité, le gonflement, et d'élever l'amplitude de mobilisation.
Quatre études randomisées en double aveugle ont évalué le sulfate de glucosamine (1500 mg/jour) versus l'Ibuprofène (1200 mg/jour) sur huit semaines, auprès de 670 patients arthrosiques. Le sulfate de glucosamine se révèle, au bout de 4 semaines, aussi efficace voire plus efficace sur la douleur et l'œdème : l'effet thérapeutique perdure même 2 semaines après l'arrêt du traitement, alors que celui de l'Ibuprofène régresse.
La glucosamine stimule les chondrocytes : sa seule présence permet de déterminer combien de protéoglycanes seront fabriqués. La quantité en glucosamine est proportionnelle au nombre de protéoglycanes produits et au volume d'eau maintenu.
La glucosamine et la chondroïtine sont les deux substances chondroprotectrices, à la fois structuromodulatrices et anti-inflammatoires. Selon certaines études, lorsqu'elles sont associées, elles peuvent favoriser la régénération du cartilage, améliorer la fonction articulaire et permettre une réduction des lésions arthrosiques.
ASSOCIATIONS GLUCOSAMINE, SULFATE DE CHONDROÏTINE ET MANGANÈSE
Deux études cliniques en double aveugle contre placebo ont évalué l'association glucosamine (1500 mg/jour) et sulfate de chondroïtine (1200 mg/jour) sur l'arthrose de la mâchoire chez 50 patients et du genou chez 93 hommes. Cette association permettrait de réduire les craquements, la douleur et le gonflement chez les patients souffrant de troubles chroniques du genou, avec les mêmes résultats pour l'articulé dentaire.
Deux autres études ont évalué, contre placebo, la triple association glucosamine, sulfate de chondroïtine et manganèse sur l'arthrose du genou. Première étude, 34 hommes (glucosamine 1500 mg, chondroïtine 1200 mg, manganèse 2,4 mg/jour) : symptômes arthrosiques et douleur quasi disparus. Seconde étude, 93 patients (mêmes dosages, manganèse 3 mg) : la moitié des 70 sujets en arthrose faible ou modérée ont bien répondu, contre 28 % sous placebo, avec une diminution de plus de 50 % de l'indice algofonctionnel.
POINTS CLÉS DE L'ASSOCIATION
LE SILICIUM
Le silicium donne leur rigidité à certaines plantes telles que la prêle et le bambou. Il entre dans la composition de toutes les cellules, en particulier celles du cerveau et du tissu conjonctif. En cas de carence, on note des troubles végétatifs au niveau du métabolisme calcique, de la nutrition, de l'épiderme, du tissu conjonctif et des muqueuses des os. Le Pr. Louis Kervran a publié des travaux sur la théorie des transmutations biologiques à faible énergie, faisant ressortir l'importance de la silice dans la formation du système osseux et cartilagineux. On en trouve une quantité importante dans les artères, la peau, les poumons et les surrénales.
LES PRINCIPALES FONCTIONS DU SILICIUM ORGANIQUE
Les fibres de collagène, sous l'aspect d'innombrables cordes tissées entre elles, forment un réseau dense qui procure au cartilage son élasticité et sa capacité à absorber les chocs.
LA CARENCE EN SILICIUM
Elle peut être une carence d'apport (alimentation pauvre en céréales et fibres ou excès d'aliments raffinés). Elle favorise les maladies dégénératives : ostéoporose, arthrose, polyarthrite, Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, glaucome, cataracte. Elle peut aussi être à l'origine de difficultés respiratoires, digestives ou circulatoires, d'hypertension, de diabète, de difficultés de cicatrisation, d'hépatites virales, d'asthme, de vieillissement prématuré, de troubles cardiaques, d'ulcères, de rhumatisme, de décalcification osseuse.
Il n'existe pas de surdosage en silicium ; il convient aux femmes enceintes, allaitantes, aux personnes âgées et aux enfants.
LE MÉTHYLSULFONYLMÉTHANE (MSM)
Tous les organismes vivants contiennent du MSM, particulièrement présent dans le lait de vache (2-3 ppm), les fruits et légumes frais, les produits de la mer et carnés. La cuisson et divers procédés industriels altèrent considérablement sa teneur dans bon nombre d'aliments. Le taux de MSM sanguin est d'environ 1 ppm chez un adulte jeune et sain et se réduit avec l'âge, ce qui peut expliquer fatigue, mauvais fonctionnement organique et sensibilité accrue aux infections et allergies.
Présent dans toutes nos cellules, le soufre est indispensable :
Un apport quotidien de 850 mg de MSM est recommandé.
L'activité biologique du MSM s'explique :
Arthrite : selon une étude préliminaire en double insu, le MSM diminuerait de 82 % les symptômes des patients arthrosiques. Une autre étude indique son efficacité contre la polyarthrite rhumatoïde.
Ronflement : un essai préliminaire démontrerait une diminution dans 80 % des cas.
Origine du MSM : trois composés soufrés sont distingués : MSM, DMSO et DMS. Dans les océans, le phytoplancton Emiliana Huxleyii produit des composés soufrés qui se transforment en DMS, gaz qui réagit avec l'ozone et les UV pour donner DMSO et MSM. Solubles dans l'eau, ils retournent au sol par la pluie, sont absorbés par les plantes puis par l'homme via fruits, légumes et viande.
Deux méthodes de purification du MSM existent : la cristallisation, moins coûteuse, ou la distillation, plus onéreuse mais aboutissant à un produit plus pur. OptiMSM est le seul MSM distillé selon un processus pharmaceutique rigoureux et patenté qui garantit la pureté du produit. Il est obtenu par oxydation à partir du DMSO extrait des végétaux.
LE WILD YAM
Le Wild Yam, par sa grande richesse en diosgénines, est un précurseur naturel de la progestérone et de la DHEA. La famille des Dioscoréacées comporte plus de 800 espèces, dont le Wild Yam (Giant Yam, Cabeza de Negro, Dioscorea macrostachya), natif des régions subtropicales. Ses racines peuvent peser près de 40 kg et renferment les sapogénines stéroïdiques.
L'organisme convertit le précurseur hormonal en hormone fonctionnelle (progestérone et/ou DHEA) selon ses besoins. Les effets du Wild Yam ne se produisent que si l'organisme nécessite cette conversion.
Progestérone naturelle et progestatifs (synthèse) ne doivent pas être confondus. Selon le Dr Neils Lauersen (New York), certaines progestérones de synthèse ont des effets masculinisants chez certaines femmes et provoquent une rétention de liquides. La progestérone naturelle, convertie à partir des précurseurs du Wild Yam, ne provoque aucune masculinisation. Cette hormone naturelle réduit la rétention de sel et n'induit pas de tendance au gonflement.
QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES SUR LE WILD YAM
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